Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 07:18

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Démission. Le mot est lâché. Ça fait longtemps que ça me trotte dans la tête. J'ai pris ma décision. Cette fois c'est pratiquement fini. La police. Envie de tourner la page, de changer d'air, de cap. Voler de mes propres ailes, ne plus avoir de comptes à rendre ni me demander si je travaille dans trois jours parce que mon service ne le sait même pas et me préviendra quand ils auront décidé au-dessus de l'informer.

 

Comme je l'ai écrit dans un précédent article, je suis rentré dans la police à 23 ans. J'étais jeune, con, avec peu de cervelle mais l'énorme envie de partir et de quitter le cocon familial devenu trop étroit. J'ai été choyé et materné comme je le souhaite à quiconque mais n'ayant pas l'âme d'un Tanguy j'ai voulu aller voir de plus près à quoi ressemblait le monde et m'y faire une petite place.

 

Me suis débrouillé pour devenir Gardien de la paix après de multiples essais dans le privé s'avérant infructueux. La Police m'a beaucoup appris. Sur la vie. Les gens. Sur moi. J'ai croisé des enfoirés que bien souvent j'ai eu envie d'étrangler tellement ils étaient méprisables, haineux et profondément débiles. Tout comme j'ai rencontré des gens extras, qu'ils soient collègues ou des particuliers qui, par leurs paroles, gestes et comportements à notre égard ou non m'ont encouragé à continuer, me confortant dans l'idée qu'il n'y avait pas que des pourris et que ça valait le coup de protéger la population.

 

La grande question, posée systématiquement quand j'en parle, c'est pourquoi ? Ou alors, pourquoi ne prends-tu pas une dispo ? Si vous ne savez pas ce qu'est une dispo, Google est votre ami. C'est simple. J'en ai marre de faire toujours la même chose et surtout je m'ennuie. Cela peut paraître étrange pour ceux qui ne connaissent pas vraiment ce qu'est la vie d'un CRS puisque l'image qu'ils en ont est celle que les médias leur montre, à savoir des flics casqués, portant bouclier et matraquant le premier venu passant à leur portée. Beaucoup d'ailleurs ignorent que nous sommes policiers malgré le fait que cela soit écrit sur notre écusson et blousons d'hiver.

 

Sont loin du compte ceux qui croient que nous ne nous occupons que de manifs. Il est vrai qu'au départ, notre fonction principale est le maintien de l'ordre. Nous en faisons très peu, environ 12 % de notre activité générale. Le reste du temps nous faisons de la sécurisation de secteurs sensibles et touristiques et assurons la protection de bâtiments officiels, tels que des ambassades par exemple ou des lieux de culte. Résultat nous sommes majoritairement occupés à surveiller pendant des heures des immeubles, parfois inoccupés. Pendant des heures il ne se passe rien mais nous veillons à ce que tout se déroule pour le mieux. Primo parce que nous sommes des professionnels étant payés pour ça, deuxio parce que nous ne voulons pas être emmerdés par nos supérieurs qui ne manquent pas de nous rappeler nos devoirs et consignes si nous les oublions un peu. La plupart du temps ils sont plutôt diplomates et humains, ce qui fait que les relations gardiens-gradés sont bonnes, tout du moins dans ma compagnie.

 

Il y a également les CRS de Haute-Montagne, les Motards ainsi que les Maîtres-Nageurs Sauveteurs que vous croisez sur les plages en été et qui assurent votre sécurité quand vous trempez vos arpions dans les baïnes des côtes atlantiques...

 

C'est donc une certaine lassitude mais également le fait de ne rien faire de mes mains qui m'ont conduit à prendre cette décision. Un boulanger, lorsqu'il sort le pain du four, voit immédiatement le résultat de son travail. A la fin d'une vacation (matinée, après-midi, soirée ou nuit de boulot dans la police), en CRS, lorsque vous l'avez passée à garder une porte sous la pluie, en plein cagnard ou par – 10° il n'y a rien d'autre que l'envie de rentrer au plus vite et oublier rapidement ce moment d'extrême ennui passé à arpenter un trottoir ou enfermé dans une guérite, faisant partie du mobilier urbain et dont les passants ne voient même plus qu'il y a un type à l'intérieur ou vous regardent curieusement comme si vous étiez un vulgaire poisson dans un petit aquarium de plexiglas. Si vous vous demandez à quoi pense un guppy dans son bocal, demandez à un CRS il vous le dira.

 

De plus, je suis loin de ma famille, et j'ai envie de me rapprocher d'eux. Il y a la solution de la mutation mais si c'est pour faire la même chose là-bas, autant rester ici puisque la région me plait et que je suis bien dans mon appartement. Bref, on s'en fout.

 

Rien ne me fera changer d'avis. Ça va me manquer. Surtout mes collègues. L'ambiance particulière que l'on ne rencontre nulle part ailleurs, à savoir cet esprit de groupe qui existe encore, n'en déplaise à certains. Les CRS sont comme une grosse entreprise dans laquelle les employés vivent ensemble 24/24 presque 200 jours par an. Ils mangent, dorment et travaillent ensemble et font de temps en temps tout ça à la fois... (c'est pas vrai je déconne). Nous faisons du sport, des sorties, lors de nos déplacement effectués un peu partout en France, que ce soit à Paris, Strasbourg, Anglet, Ajaccio et j'en passe. Trois semaines par ci, loin de nos foyers, quinze jours par là. L'actualité et les missions récurrentes sont les moteurs de ces pérégrinations, faisant des CRS les flics les plus itinérants de France.

 

Vous allez me dire tu as signé. C'est vrai. J'ai signé mon entrée tout comme je m'apprête à signer ma sortie dans un an si tout se passe comme prévu. Peu importe les conséquences. Peu importe ma paye confortable et la sécurité de l'emploi. Rien à foutre de ma retraite, dont je toucherai quand même une petite partie grâce à mon ancienneté. Rien à faire des sommes touchées à la fin du mois dont je vais avoir beaucoup de mal à retrouver l'équivalent une fois revenu dans la vie « normale ».

 

Parce que ce n'est pas une vie ordinaire, d'être flic, qui plus est CRS. Si je me retourne et regarde mon parcours, mes années Police sont les plus belles années vécues jusqu'ici. Je n'ai pas tout vu et je suis loin d'avoir fait le tour du métier tant il y a de services différents. Il m'aura tellement appris ce boulot, tant apporté et beaucoup pris. Je ne regrette rien, bien au contraire. J'ai été fier de porter cet uniforme sur lequel est inscrit Police Nationale. Je serai fier toute ma vie de l'avoir endossé. Cela a énormément de valeur à mes yeux, et je garderai un souvenir nostalgique de toutes ces années en tant que Gardien de la paix.

 

Un flic, même hors service, reste flic. Il pense flic, regarde, observe, et il est tellement tordu parfois qu'il se demande s'il est normal. Il a un regard différent sur son environnement. Quand vous ne verrez qu'une bagnole qui passe, pour vous donner un exemple, lui notera le petit défaut qui ferait qu'il l'arrêterait s'il était au boulot. Une plaque un peu abîmée ou les antibrouillards allumés alors qu'il ne pleut pas ou qu'il n'y a pas de brouillard. Pareil pour un individu lambda que vous croisez. L'œil averti d'un flic (pas le mien, suis un vigile tout juste bon à garder des portes fermées sur des bâtiments vides je vous le rappelle), l'œil d'un flic verra le détail que vous ne remarquerez pas tellement il est insignifiant mais d'une importance non négligeable pour le vrai policier de terrain. Celui qui arpente les rues, planque dans une bagnole ou un fourgon. Il marche souvent dans la merde que les gens laissent derrière eux sans prendre la peine de la ramasser et dont l'odeur lui est familière, celui-là est dans un autre monde, le sien, sa mission est de faire que vous vous sentiez un peu plus en sécurité dans le vôtre. Ça fait mauvais scénario de film policier ce que j'écris là, non ? Surtout que, si vous suivez un peu les articles de ce blog, il m'arrive souvent de me laisser aller à cet exercice que certains appellent de la prose. Prose, tu parles ! Allez, j'arrête ! Je laisse le soin aux experts en écriture de tout bord, flics ou non, d'écrire ce genre de conneries qui ne fait plus rêver personne... en précisant quand même que ce mauvais script est assez proche de la réalité.

 

Alors évidemment. Il y a de bons et de mauvais flics. Tout comme il y a des boulangers qui font un pain dégueulasse chez qui vous n'allez jamais. D'accord, vous subissez parfois l'incompétence de certains policiers. J'ai 16 ans de boîte. J'en ai croisé des comme ça. Mais je peux vous dire qu'ils sont quand même rares. Et croyez moi si vous voulez, je m'en fous, mais nous nous chargeons bien souvent de remettre dans le droit chemin quelqu'un qui fait mal son boulot car, patrouillant toujours à plusieurs, la connerie d'un seul embarque tout le monde dans la même galère. Ça vous donne une idée de la responsabilité que vous prenez quand vous décidez d'intervenir. Vous n'engagez pas seulement la vôtre mais celle de votre équipe. Résultat vous ne pouvez pas faire n'importe quoi, ou alors tout le monde est d'accord et c'est tout le groupe qui fait n'importe quoi. Après ça se dit flic mais ce n'est que marqué dessus, il n'y a rien en dessous et je ne peux rien y faire. Il y a des services compétents dans la police chargés de nous surveiller et au besoin de nous sanctionner. Suis pas une balance, chacun son job. Certains me diront que le code de déontologie m'oblige à dénoncer des actes que je jugerai anormaux. A ceux-là je répondrai que je fais ce que je veux et j'assume entièrement le fait que j'ai fermé parfois les yeux sur des trucs aberrants, n'étant qu'un simple Gardien de la paix et n'étant pas très ancien non plus. Ensuite, si vous n'avez connu que des policiers désagréables vous souffrez peut-être d'une persécutionnite aigüe et il faut vous faire soigner.

 

Une petite précision, au sujet de mon métier. Un CRS ne charge jamais sans raison. Il a attendu parfois des heures avant d'obéir à cet ordre. Il a pris dans le bouclier ou/et dans la visière de son casque des pavés ou des bouteilles, sans broncher. Il a essuyé des insultes, des crachats, des jets d'œufs et de farine. Jamais de crêpes tiens, ça aurait été plus sympa, surtout avec un soupçon de rhum à l'intérieur. Aux pavés envoyés nous répliquons par l'usage de gaz lacrymogènes, qui ne font que pleurer nos « adversaires ». Les flash balls, s'ils sont bien utilisés ne sont pas sensés blesser gravement qui que ce soit, n'en déplaise à certains politicards commentant tout ça le postérieur bien au chaud calé dans le siège en cuir de leur bureau ou se pavanant devant les caméras. Le gamin qui a pris le projectile de flash ball il n'y a pas longtemps était en train de renverser une poubelle, croyez-vous que le flic serait venu dans sa chambre pour lui tirer dessus s'il avait été tranquillement en train de jouer sur sa console de jeu préférée ou de faire ses devoirs ?

 

Vous croyez quoi ? Que ça nous amuse de charger ? De rentrer dans le tas ? De balancer des grenades ? C'est juste notre boulot. Après il y a les moyens employés. Il m'est arrivé d'effectuer plusieurs charges et parfois j'aurais eu l'occasion d'utiliser ma matraque ou mon tonfa. Je ne l'ai pas fait, estimant que ce n'était pas la peine et que dans notre formation on nous rabâche souvent de n'utiliser que la force strictement nécessaire. Nous représentons l'ordre et sommes chargés de le faire régner. Quand tout est calme sur la voie publique, tout est calme pour nous aussi.

 

Nous avons une Police qui n'est pas défendue, en France. Elle est tellement critiquée qu'elle en a ras le bol. De voir que de plus en plus souvent elle doive se justifier d'avoir simplement fait son boulot. Du coup, demmerdez-vous. Je me casse. J'ai assez donné et j'en ai marre d'essayer de protéger des gens qui ne nous aident pas, qui nous dénigrent à la première occasion. Ne voyant que ce qu'ils veulent voir et pleurant parce que leur voiture a été enlevée par la fourrière alors qu'il aurait suffi qu'ils se garent convenablement pour éviter ça. Tu t'es mal stationné ? T'as pris un PV ? Tiens, tu veux un mouchoir ? Ceux qui pleurnichent une fois qu'ils ont emplafonné un autre véhicule tout ça parce qu'ils roulaient trop vite et bourrés pour couronner le tout. Ceux aussi qui s'énervent quand on leur retire des points alors qu'ils feraient mieux de se rendre compte que c'est bien moins grave de perdre des points et quelques billets plutôt que la vie ou d'ôter celle d'autrui par des comportements irresponsables.

 

Personne n'est indispensable. Certainement pas moi. Mon départ ne fera pas défaut à mon service. Certainement cela attristera quelques-uns de mes collègues avec qui je m'entends bien et que j'ai tellement aimé côtoyer, durant toutes ces années. Ceux qui sont devenus des amis, quand j'étais sur Paris, que j'appelle et qui me donnent des nouvelles de temps en temps. Une chose est sûre, je ne serai pas bien gai le jour où je partirai et malgré la forte envie de partir je redoute ce moment.

 

Pour tout ces bons moments la police me manquera. Pour le reste, je l'ai dit et je le redis, demmerdez-vous, vous avez la police que vous méritez. Je ne cracherai jamais dans la soupe. Et ne comptez pas sur moi pour vous raconter ce qui se passe à l'intérieur de la grande maison, vous n'avez qu'à venir voir ou vous renseigner un peu. Parlez à des flics et demandez-leur la vision qu'ils ont de leur travail. Interrogez-les sur les conditions exécrables dans lesquelles ils l'effectuent. En plus de devoir se battre contre certains éléments perturbateurs qui pourrissent la vie d'honnêtes gens, ils doivent composer avec une hiérarchie qui leur met une telle pression que certains en viennent à se flinguer tellement c'est difficile à supporter. Malgré la pénibilité de ce job, vous verrez que la plupart l'aime et la majeure partie d'entre eux croit encore en ce qu'ils font. Et ils font ce taf avec le cœur et les tripes qu'il faut, au détriment de bien des sacrifices, tant au point de vue moral que physique. Ils sont de moins en moins nombreux à encore y croire. Je fais partie de ceux qui pensent qu'on ne sert plus à rien tant qu'on ne sera pas mieux épaulés par notre hiérarchie ainsi que par nos dirigeants.

 

C'est sûr, si vous vous cantonnez à croire tout ce que racontent les médias, certains médias on va dire, puisque tous ne crachent pas sur la Police et font leur travail objectivement, alors vous n'aurez que ce qu'on veut bien vous montrer, sans chercher à comprendre ni à approfondir vos connaissances sur le sujet. En clair vous parlerez d'une chose que vous ne connaissez pas alors qu'il conviendrait mieux que vous la fermiez...

 

Vous le sentez le ras le bol là ? Ou il faut que j'écrive encore 20 pages de ce qui m'emmerde dans ce taf, que j'aime et que beaucoup ont dégradé, de par leurs décisions politiques ou autres. Qu'ils aillent au diable aussi ceux-là. Avec leurs beaux discours et leurs guignolades à la télévision ou la radio. Ils ne m'impressionnent plus et ne m'ont d'ailleurs jamais impressionné tant ils sont tous aussi incompétents et carriéristes les uns que les autres. Se battant parfois entre membres du même clan, se faisant des coups tordus dont on a même pas idée et que vous ne croiriez pas si on vous les révélait. Certains policiers dégradent eux-mêmes l'image qu'une partie de la population a d'eux, il ne faut pas s'en cacher non plus et ça serait malhonnête de ne pas l'avouer. Cela dit, s'ils étaient un peu plus aidés, peut-être ne seraient-ils pas aussi désabusés et découragés, au point de s'en foutre de tout et de négliger leur fonction première, être au service du public, du citoyen.

 

L'Etat se sert de nous comme renfloueurs des caisses qu'il s'emploie tous les jours à vider à coup de réceptions ou autres dépenses inutiles qui nourriraient un pays du Tiers-Monde pendant plusieurs mois voire années. Sont bons pour nous donner des leçons de morale qu'ils ne peuvent appliquer eux-mêmes. Certains ne connaissent même pas le prix d'un timbre-poste ou d'une baguette, rien que ça vous en dit long sur l'intérêt qu'ils vous portent et le monde différent dans lequel ils vivent. Vous n'êtes là que pour payer et encore payer, et arrêtez de dire que vous payez vos impôts à un flic, je dis ça en passant, sachez que ces derniers en payent aussi.

 

Je serai toujours Gardien de la paix. Ça me collera à la peau jusqu'à la fin. Et tant mieux. Je continuerai à aimer ce boulot, même de loin, dans mon petit magasin informatique ou sous le pont à l'abri duquel je dormirai si jamais ça ne marche pas. Ça y est, on retourne dans le mauvais scénario de série télévisée !

 

Vais arrêter là cet article, au risque de finir par vous saouler... Tout comme j'arrête net mon parcours dans la Police. Peu importe ce qu'il se passera ensuite. Une fois parti je serai tranquille et soulagé. Proche des miens et prêt à relever un nouveau défi, avec en mémoire toutes les valeurs que m'ont appris ce foutu boulot... Et le premier qui en dira du mal en ma présence prendra une baffe, parce que je ne serai plus sous la coupe du code de déontologie de la PN. Ça ne sera pas à la rubrique faits divers avec bavure ou abus de pouvoir inscrits en gros caractères et en gras. La seule chose imprimée sera la trace de mes doigts sur la figure de l'abruti qui osera me dire que j'ai choisi un boulot de con parce que je l'ai suffisamment entendue cette phrase-là. Et s'il porte plainte pour coups et blessures, je lui indiquerai à quel endroit il doit aller pour réclamer justice. J'irai même jusqu'à lui faire un brouillon de ce qu'il doit déclarer si ça peut lui rendre service.

 

J'ai consacré 16 ans de ma vie à être fier de ces deux mots : Police Nationale. Et je me fous de l'avis de gens extérieurs à la profession tant ils sont à mille lieux de connaître ne serait-ce que le quart de la réalité de la vie d'un policier.

 

Sur ce j'arrête sinon vais encore m'énerver et écrire 15 pages. Le blog continue, vous raconterai mes journées dans mon petit magasin informatique ça va être passionnant ! Vais avoir affaire à des abrutis qui ne savent même pas se servir d'une souris, j'ai pas fini de m'arracher les cheveux je crois, peu importe, tant que j'aime ce que je fais, c'est tout ce qui compte...

 

PS : quand je dis « vous », il est évident que je m'adresse aux personnes que je ne connais pas et qui peut-être se reconnaîtront dans ce que je dis s'ils enlèvent les œillères qu'ils portent quotidiennement. Les amis, potes, collègues, membres de ma famille ou autres connaissances ne sont pas concernés par ce « vous ». Quoique, j'ai quelques anti-flics dans ma famille ou parmi mes amis, ça a parfois animé des soirées jusqu'à ce que je finisse par la fermer tant il est inutile de parler de la Police à quelqu'un qui ne l'aime pas. Il trouvera toujours des arguments et des faits divers à la con pour prouver qu'il a raison. Jusqu'à ce qu'il ait besoin d'un policier qui est là pour ça et qui ne fera pas la distinction entre celui qui l'apprécie ou pas, il fera juste son boulot. Ça c'est du PS ! Un ps éléphantesque...

 

PS2 : bah non c'est pas fini. Ce que je dis n'engage que moi. Je me fous que vous soyez d'accord ou non. Que vous m'approuviez ou non. J'écris sur ce blog parce que c'est un excellent moyen de me défouler et de coucher sur un écran mes pensées. Ceux qui écrivent régulièrement savent le bien que ça fait. Rien ne vous oblige à lire, ni à commenter. Je ne changerai pas une ligne de ces articles sous prétexte que ça a vexé quelqu'un. Voilou.

 

PS3 : vais sûrement me l'acheter bientôt, le mieux étant d'attendre les promos de Noël...

 

Xbox 360 : pour les geeks RMIstes qui sont pas capables de se payer une PS3 et qui devraient songer à se mettre sérieusement au boulot plutôt que de passer des heures à glander une manette à la main...

 

Wii : sympa, surtout le tennis et le bowling.

 

Amstrad 6128 : mon premier ordi.

 

Amiga 600 : mon deuxième

 

IBM PC : mon troisième

 

Pour enfin conclure cet article qui n'en finit pas j'en reviens au sujet : cette décision m'a libéré d'un poids assez lourd à porter, surtout ces derniers temps. Suis presque libre. Et l'année qu'il me reste à faire avant de boucler définitivement mes valises ne sera que du bonus. Une année pendant laquelle je profiterai de chaque instant, sachant que ce sont les derniers. Ils me conforteront dans l'idée que policier est bien le plus beau métier du monde...

 

Cette fois c'est fini ! Filez bosser un peu, l'est l'heure, je vais me coucher j'ai bossé cette nuit... Bonne journée et à bientôt !

 

 

Par Sam - Publié dans : Paroles de flic
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Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 20:09

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Ami. Un tout petit mot ayant pourtant un énorme impact sur notre vie de tous les jours. On dit que celui qui en a beaucoup n'en a véritablement pas. On entend beaucoup de choses à propos de l'amitié, dans lequel le mot amour se cache à moitié...

 

Il y a toutes sortes d'amis. Ceux qui sont loin, ceux que vous voyez tous les jours, ceux que vous aimeriez voir plus souvent, ceux qui ne vous appellent jamais mais qui sont contents de vous entendre au téléphone ou de vous revoir de temps en temps, bref, il y a de tout...

 

Le véritable ami n'a pas besoin de vos sollicitations pour se manifester. On sait qu'il est là, qu'on peut compter sur lui en toutes circonstances et cet état de fait est réciproque.

 

Sur Facebook, j'ai 99 amis. Marrant que l'inventeur de ce truc ait choisi ce terme. Parce que si je les compte, mes amis, sur Facebook, j'ai assez des doigts d'une main. Le hasard ou je ne sais quoi a fait que la majeure partie de mes amis sont des amies. C'est comme ça, j'ai toujours été plus à l'aise avec une femme et c'est tellement plus agréable.

 

C'est sensible, compréhensif. Ca met de l'amour un peu partout avec un brin de romantisme rafraichissant parfois. Les avis sont partagés quant à l'amitié homme/femme. Certaines nanas pensent que nous nous intéressons à elles uniquement pour leur joli derrière. C'est d'une assez grande prétention que de croire qu'elles possèdent des atouts qui nous font tourner la tête et que c'est la seule chose qui attire notre attention, comme si elles étaient les plus belles, en quelque sorte.

 

Je ne suis certes pas insensible à la vue d'un corps de rêve mais il y en a tellement qu'il y a bien longtemps que cela ne me touche plus. Oui c'est joli et alors ? Il y en a toujours des plus jolis. A partir d'un certain âge on finit par privilégier l'intelligence, l'humour, la compréhension, en somme, des qualités qui se font rares, que ce soit côté féminin ou masculin d'ailleurs.. C'est bien beau un physique parfait, si le reste ne suit pas ça restera un joli jouet avec qui on se distraira quelques instants pour finir par le laisser dans son coffre ou le vendre sur ebay au plus offrant.

 

Je vois d'ici les féministes de tout poil bondir sur leur siège me traitant de vieux con macho. J'avoue que ces femmes-là me font doucement rigoler. Se rangeant dans le camp des victimes d'hommes sans scrupules ne pensant qu'avec leur phallus pour parler poliment, elles s'insurgent contre la moindre allusion les rabaissant au rang de faire valoir ou tout simplement d'objet, qu'elles sont certainement si elles se considèrent comme tel. Certes, beaucoup d'hommes sont ce qu'elles affirment mais en faire une généralité est aussi con que de dire que tous les flics sont des alcoolos.

 

Je m'égare, je parlais d'amitié et me voilà en train de parler de chiennes de garde... Revenons à nos moutons.

 

Si je virais sur Facebook tous ceux que je ne considère pas comme amis, je n'aurais que trois ou quatre contacts, sans compter la famille qui sont bien plus que des amis, ou bien moins pour certains...

 

Il y aurait ma petite amie, et petite n'est pas très approprié mais il paraît que c'est désuet de parler de fiancée, d'autant plus qu'aucune fiançaille officielle n'a eu lieu. Une autre amie, qui ferait 500 km à pieds pour venir m'aider si je le lui demandais. Une jolie brune qui ne m'appelle jamais mais qui, je pense, est une véritable amie... Ca fait deux, j'étais large avec quatre finalement ! Une ex, qui est devenue une amie, j'y crois à moitié donc ça compte pas.

 

En fait Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, s'est planté. Il aurait du nous permettre de classer tout ce petit monde dans différentes catégories.

 

La famille, les amours, les ex, les amis, les collègues, les collègues-amis, les ex-collègues-amis, les potes, les connaissances, les gens qu'on regrette d'avoir accepté dans nos contacts et qu'on hésite à virer, les profiteurs, les lèche-cul et les hypocrites. Ca serait déjà plus clair.

 

Imaginez un instant. Tu as combien d'hypocrites toi ? 127 ! Ho la la tu as trop de chance j'en ai que 70. Par contre j'ai 200 ex, et toi ? Seulement 40 ? Petit joueur va !

 

Pour finir je dirais qu'évidemment, les amis sont rares et précieux. Ceux-là ne se vexeront pas à la lecture de cet article. Les autres disparaîtront, libre à eux, je leur souhaite bonne continuation et leur assure que j'ai quand même été heureux de les cotoyer un peu, ne serait-ce déjà pour me rendre compte à quel point certaines personnes sont tellement débiles et étroites d'esprit que cela m'aide à ne jamais suivre leur exemple.

 

Je rengaine mon flingue, je compte les morts et je mets le point final à ce nouvel article. J'ai certainement été un mauvais ami à un moment ou à un autre. Il y aura toujours quelqu'un pour me le rappeler. Si c'est un ou une véritable amie qui m'en fait la remarque cela me touchera droit au coeur. Si c'est une personne située dans les autres catégories, ça ne restera que des mots, que j'entendrai et oublierai quelques minutes après.

 

Sur ce bonne journée ou soirée mes chers amis !

 

Par Sam - Publié dans : Billets d'humeur
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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 20:06

 

Un nouveau diaporama, réalisé avec Pro Show Gold, sur une musique d'Enya - Storm in Africa.

 

Bonne ballade !

 

Par Sam - Publié dans : Diaporamas
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Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 12:41

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Tout ça, c'est de la faute à mon père. C'est lui qui m'a conseillé de passer le concours. Me voyant galérer un peu pour me faire embaucher à l'issue de stages ou de courtes missions d'intérim, il me dit un bon matin : et pourquoi tu ne passerais pas le concours de gardien de la paix ?

 

TILT ! A l'époque, il ne fallait que le BEPC, seul diplôme que j'avais. S'en est suivi le parcours habituel, avec ses épreuves espacées dans le temps, l'attente entre chaque résultat et enfin l'enveloppe finale, dont le contenu vous indique de recommencer ou met l'ANPE au rang des mauvais souvenirs.

 

C'est à la taverne de la bière, dans la banlieue de Bordeaux que se déroulaient les épreuves écrites. Un clin d'oeil, en quelque sorte. C'est ainsi que les futurs élèves gardiens de la paix grattèrent le papier en ce lieu fleurant bon le houblon, sans même avoir le droit de tremper leurs lèvres dans ce divin breuvage. Pour ceux qui réussirent, ils allaient avoir l'occasion de rattraper ce retard et plutôt deux fois qu'une.

 

Dans l'attente des résultats, il fallait bien gagner sa croûte. Bien que vivant chez mes parents, je comptais toujours me payer mes jeux vidéo et autres loisirs qui servaient de bouche-trou à mon ennui quotidien. Vivre dans un petit village planté au milieu des vignes n'a d'intérêt que pour les amateurs de bon vin. Pour un ptit gars rêvant d'aventures et surtout de s'enfuir à tire d'ailes ce n'est pas la panacée.

 

Je finis par trouver un Contrat Emploi Solidarité à l'Institut d'Etudes Politiques de Talence. Je n'avais que mon Brevet des Collèges... Ca en jetait pas mal. Tu bosses où ? A Sciences Pô. Je laissais en général un temps de latence, histoire de savourer la tronche de mon interlocuteur avant de préciser que je faisais des photocopies pour les profs et les étudiants. Je m'entendais plutôt bien avec ces deniers, dont le bureau des élèves était situé juste en face de la reprographie. Je leur achetais des tee-shirts et matait en coin les jolies jupettes virevoltant dans les courants d'air des interminables couloirs de l'établissement...

 

Ma chef de service de l'époque, Mme B., était une adepte du décolleté plongeant et j'allais au boulot en courant, regrettant toutefois que cela ne dure que vingt heures par semaines, merci Rocard. Cette jolie femme à la quarantaine bien tassée ne semblait pas connaître le fameux dicton préconisant de ne se découvrir d'un fil en avril. Aucun rapport je vous l'accorde mais c'est pour la transition, puisque c'est en avril 1993 que j'appris que j'étais désormais élève gardien de la paix, finissant 125ème sur 818.

 

Départ prévu en octobre 1994 pour un concours débuté en 1992. En clair, si vous vous reposez sur vos lauriers, vous vivez sous un pont pendant deux ans et devenez flic. Direction Marseille et puis Paris, 12 ans d'arrêt. Au hasard d'une rencontre j'ai demandé une mutation m'amenant dans une région où je n'avais mis les pieds qu'une fois et où il ne faut se découvrir d'un fil de janvier à décembre...

 

Et me voilà en Compagnie Républicaine de Sécurité. Je me souviens de l'oral, au concours. J'avais dit que ma maman ne voulait pas que je sois CRS, ne connaissant de ce métier que les images brutes que l'on veut bien nous montrer. Déjà elle avait tiqué quand elle a su que j'allais devenir policier. C'est armé un flic. Ca s'inquiète, une maman. J'avais dit lors de cet entretien que par respect pour elle je ne choisirais pas CRS. L'un des membres du jury m'a alors posé cette question : que ferez-vous s'il ne reste que des places en CRS ? Bah je choisirais CRS ! Ils ont souri, moi aussi, et je suis parti.

 

La vie est faite de choix. De tournants. Elle nous convient, ou pas. On s'enferre parfois dans des situations inextricables, semblant sans issue. Nous ne regardons pas toujours plus loin que le bout de notre nez. Nous plaisons à admirer la rotation de la planète autour de notre nombril. Souvent à se plaindre. A envier les autres. A trouver que le monde qui nous entoure est pourri, que ça serait mieux si... A nous mettre en colère contre les injustices qu'on nous jette à la figure au journal de vingt heures. En clair nous râlons souvent mais ne faisons pas grand chose pour que cela s'arrange, et je m'inclus bien sûr dans le lot.

 

L'essentiel est d'être heureux. D'avoir la paix. Celle du coeur, de l'esprit. Le travail occupe une bonne partie de notre existence, l'influençant grandement. Quand il ne nous plaît plus, qu'est-ce qui nous empêche de le quitter ? Un crédit ? Une femme et des enfants à nourrir ? Une pension à payer ? La peur de ne pas trouver un autre emploi ? Un caleçon trop étroit ?

 

La vie est courte. Il ne faut pas attendre trop longtemps, au risque de la finir parsemée de regrets. Un tilt peut en cacher un autre. Le même joueur joue et rejoue jusqu'à l'affichage du game over final. Reste à savoir si vous aurez découvert tous les secrets du jeu ou si vous aurez perdu au bout de quelques niveaux...

 

Je ne vais pas attendre trop longtemps, plus longtemps. Il me reste quelques crédits ça tombe bien. Et comme je connais le début du jeu je saurai éviter les pièges, sans être à l'abri d'un faux pas ou d'une faute d'inattention mais que voulez-vous, quand on joue il faut savoir perdre de temps à autre.

 

Un blogueur me disait que cela faisait classe de terminer ses articles par une citation. Voyons voir : « La vie est comme un grand livre : si on oublie les pages qu'on tourne, on arrive à la fin sans rien avoir compris ! » Nicolas Chambrier.

 

Allez hop ! Insert coins...

 

 

Par Sam - Publié dans : Billets d'humeur
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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 23:23

- Touche à rien, ya rien à faire, j'ai vérifié, ya rien à faire. Tu devrais pas y aller même. Je reviens, touche à rien.

 

Je le regarde sans répondre. Ses yeux gris droits dans les miens. Son regard qui se perd et revient. Il a les manches de sa tenue toutes mouillées. Je m'écarte pour le laisser passer.

 

Je jette un coup d'oeil à mon autre collègue. Sans chercher à comprendre ni rien dire il fait demi-tour. Je reste immobile un instant. En face de moi la porte de la salle de bain est légèrement entr'ouverte.

 

Lentement, un pas après l'autre. Il n'y a pas de poignée. J'entre. Une salle d'eau toute bleue, un peu petite mais fonctionnelle. Ca sent bon. La baignoire. Une femme à l'intérieur, en nuisette. L'eau est teintée de rouge. Au pied de la baignoire, le petit est posé sur un peignoir, sur un tapis de bain. Seul son visage dépasse du linceul-éponge. Il a l'air de dormir. Au-dessus de lui sa maman dort aussi d'un profond sommeil.

 

Je m'agenouille et je réajuste le peignoir, comme pour mieux l'emmitoufler. J'effleure sa joue. Sa peau est douce et froide. Je sors et tente de fermer la porte qui s'entr'ouvre dès que je la lâche. Des bruits de pas et de radio dans l'escalier. Les collègues de l'arrondissement.

 

Un brigadier, un gardien de la paix et un policier auxiliaire. Je me mets sur le côté pour libérer l'accès.

 

J'aurais du suivre le conseil de mon collègue. Je n'aurais pas du y aller. Curiosité morbide. Depuis, j'y suis retourné souvent et je n'arrive jamais à la fermer, cette foutue porte...

Par Sam - Publié dans : Paroles de flic
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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 21:18

Picture0047.jpg

 

 

J'ai pété ma cafetière. Vous vous en foutez éperdument et je vous comprends ! Le fait de boire du café énerve, c'est bien connu mais me dire que je ne peux plus en boire m'agace encore plus. J'ai bien du Red bull qui traîne dans le frigo et une cartouche de clopes posée à son sommet, si je n'ai pas mon café quand je me lève il me manque quelque chose. Après manger, cela me contrarie, cela m'insupporte encore plus si je n'ai plus de tiges. Rajoutez à cela la pénurie de carburant et me voilà devant une bonne journée de daube comme je les aime (ou pas)...

 

La cafetière en elle-même fonctionne. En fait, en lavant le container j'ai frotté un peu trop fort et j'ai pété le verre au niveau de la poignée. Et le pire, c'est que ce n'est pas la première fois que cela m'arrive puisque j'ai déjà cassé celle de ma maman pendant mes vacances de septembre. Puisqu'on parle chiffons, autant continuer et vous abreuver de détails inutiles, ne faisant avancer le débat d'un iota et d'un ennui croissant (au beurre avec du café, quand il y en a, c'est excellent pour le cholestérol).

 

Pour en revenir à ma chère mère, un détail amusant, le destin peut-être, a voulu qu'elle naisse le 03/03/1933, qu'elle réside en Gironde, ait 3 enfants dont l'un, on se demande lequel, a 3 de tension et de QI... Car il ne faut pas être bien malin pour péter une cafetière avec une éponge...

 

Les éponges sont un groupe d'animaux invertébrés marins qui, si l'on en croit Fernand Raynaud, empêchent les océans de déborder. Ce sont aussi des objets spongieux destinés au nettoyage, initialement formés des animaux sus-cités. Le terme éponge désigne également une personne aux prises avec un problème d'alcool.

 

En clair, j'étais bourré, d'où le café... Pas si incohérent que ça mon article finalement... Je vous fais un thé ?

 

Ci-dessous, une chanson qui n'a rien à voir avec le texte ci-dessus, a fortiori...

 

 

Par Sam - Publié dans : Billets d'humeur
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Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 00:34

Fini le temps de la bonne vieille 4L bleue estampillée Gendarmerie arpentant nos campagnes. Afin de rivaliser face aux bolides de plus en plus chevalins des bandits de grand chemin ou autres Fernando Alonso du dimanche en mal de sensations fortes, les gendarmes seront désormais dotés de la Mégane RS.

 

L'est très cholie, jugez plutôt :

  Renault-Megane-RS-gendarmerie.jpg

 

Du côté de nos amis transalpins, ça a une autre gueule tout de même :

 

oh_poor_lamborghini_640_06.jpg

 

oh_poor_lamborghini_640_07.jpg

 

oh_poor_lamborghini_640_05.jpg

 

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Il ne reste plus qu'à fournir les formations adéquates, et ça sera parfait !

 

oh_poor_lamborghini_640_10.jpg

 

 subaru-impreza-gendarmerie1.jpg

 

En cas de révocation, s'il s'avère que vous êtes entièrement responsable de ces fâcheux instants, vous pourrez toujours opter pour une éventuelle reconversion :

 

poulet.jpg

 

Source : http://www.autonews.fr/News/Nouveaute/gendarmerie-megane-RS-213044/

Par Sam - Publié dans : Paroles de flic
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